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Mac OS -
Mac OS (pour Macintosh Operating System) est le nom du système d'exploitation des ordinateurs Apple Macintosh. Développé à l'origine entièrement par la firme à la Pomme d'après des recherches du laboratoire PARC de Xerox, il a été un des grands précurseurs de l'interface graphique dès 1984. Simple et intuitif, ce système a fortement contribué au développement de l'informatique personnelle (dont Apple Computer fut un des moteurs notables).
Les premiers Macintosh, équipés d'un processeur 68000 de Motorola, ont utilisé des versions successives du système, nommé Système et numérotées de 1 à 6 (de janvier 1984 à novembre 1987). Viennent ensuite les versions 7 à 9, qui équipent les derniers Macintosh utilisant un processeur de la famille 680x0 (la dernière version pour les 680x0 étant la 8.1), puis les Power Macintosh (à processeur PowerPC développé par IBM et Motorola). C'est à partir de la Version 7.5.1 du système que celui-ci prend le nom de Mac OS et adopte son logo spécifique qui combine un visage de face et un autre de profil.
En 1993, sous le nom de Projet Star Trek, un portage assez avancé du Système 7 sous architecture Intel est effectué, mais le manque de leadership de la firme à l'époque avorte ce projet. Les responsables de la division hardware craignaient la concurrence de clones et Apple était dans le même temps engagée dans un profond renouvellement de son architecture matérielle et logicielle avec la migration vers le PowerPC d'IBM et de Motorola.
L'adoption du PowerPC - un microprocesseur à technologie RISC - impliquait de réviser Mac OS pour lui permettre (ainsi que les applications des éditeurs tiers) de fonctionner sans rencontrer de problèmes de compatibilité. Cette migration s'est déroulée sans véritables soucis et les Power Mac ont dès leur sortie affiché des gains sensibles en performances. Les éditeurs ont progressivement mis à jour leurs logiciels pour leur permettre de tirer profit des avancées techniques du PowerPC.
Ces succès ne durèrent pas puisque Apple Computer se reposa sur ses lauriers et finit par se faire dépasser par Microsoft, qui réussit avec Windows 95 à faire oublier que c'est Apple Computer qui avait le premier popularisé des concepts comme le glisser-déposer, la corbeille ou le plug-and-play.
Apple Computer se lance alors à l'époque dans le développement d'un nouveau système d'exploitation basé sur une nouvelle architecture ambitieuse, nom de code Copland, mais à nouveau les problèmes internes à la société mêlés aux difficultés de conception empêchent ce projet d'aboutir.
La sortie de Mac OS 8 s'est vue accompagnée d'un changement radical de l'interface (nouvelle interface Platinium).
La version 8.1 a vu apparaître le support du système de fichier HFS+ ou HFS étendu ; la version 8.5, la création de l'outils de recherche Sherlock , la version 9 un semblant de multiutilisateur.
En 1997, Apple Computer choisit d'acheter l'entreprise NeXT (fondée par Steve Jobs, fondateur et patron mythique de la firme à la Pomme) qui développait NeXTSTEP, plutôt que Be(BeOS), et d'embaucher ses développeurs. L'adaptation en Mac OS X est présentée le 24 mars 2001. Les retards pris dans le développement de cette nouvelle mouture ont induit en cours de route des changements assez importants, dont notamment l'adoption d'une partie du code issu des systèmes BSD. Les couches basses de Mac OS X sont dérivées de FreeBSD, un système UNIX open source (dont GNU/Linux est l'un des représentants les plus connus), et du micro-noyau Mach ; elles sont appelées Darwin.
Mac OS X est donc un UNIX avec une interface graphique avancée, largement inspirée des versions précédentes et de l'interface NeXT, tout en apportant de nombreuses nouveautés. Il fonctionne uniquement (officiellement) sur des Power Macintosh équipés d'un processeur PowerPC G3, G4 ou G5. L'ancien système (Mac OS 9) peut être lancé dans Mac OS X pour garder une compatibilité avec les anciennes applications : c'est le mode Classic. Contrairement à ses prédécesseurs, Mac OS X offre le multitâche préemptif, la gestion multiprocesseur et multiutilisateur, la mémoire protégée...
Historique des premiers systèmes
Entre 1984 et 1988, le Système a peu évolué, mais sont apparues de multiples versions aux numéros anarchiques et prêtant à confusion : en effet, à chaque "Système" correspondait une version du System proprement dit et une version du Finder, toutes les deux bien évidemment différentes de la version du Système !
- janvier 1984 : Système 0.0 : System 0.97, Finder 1.0
- mai 1984 : Système 0.1 : System 1.1, Finder 1.1
- avril 1985 : Système 0.3 : System 2.0, Finder 1.1
- avril 1985 : Système 0.5 : System 2.0, Finder 4.1
- janvier 1986 : Système 0.7 : System 3.0, Finder 5.1
- février 1986 : Système 1.0 : System 3.1, Finder 5.2
- juin 1986 : Système 1.1 : System 3.2, Finder 5.3
- janvier 1987 : Système 2.0 : System 3.3, Finder 5.4
- mars 1987 : Système 2.0.1 : System 4.0/4.1, Finder 5.4/5.5
- octobre 1987 : Système 5.0 : System 4.2, Finder 6.0, MultiFinder 1.0
- novembre 1987 : Système 5.1 : System 4.3, Finder 6.0, MultiFinder 1.0
- septembre 1988 : Système 6.0 : System 4.4, Finder 6.0, MultiFinder 1.1
Mises à jour majeures
- 13 mai 1991 : Système 7
- mars 1995 : Système 7.5
- 26 juillet 1997 : Mac OS 8
- 17 octobre 1998 : Mac OS 8.5
- 23 octobre 1999 : Mac OS 9
- 24 mars 2001 : Mac OS X
- 24 août 2002 : Mac OS X 10.2 « Jaguar »
- 24 octobre 2003 : Mac OS X 10.3 « Panther »
- 29 avril 2005 : Mac OS X 10.4 « Tiger »
Lien externe
- [http://www.wikimacg.com/index.php/Accueil/ Le Wiki thématique consacré à l'univers Apple et Mac OS.]
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Apple Computer
Apple Computer, Inc. (anglais : Ordinateurs Pomme, Société) est une société multinationale dont l'activité principale était de fabriquer et de vendre des ordinateurs (y compris le système d'exploitation) ; cette activité, longtemps majoritaire dans le chiffre d'affaire de la marque, est en recul depuis l'année 2001 par rapport aux activités annexes (voir [http://www.cuk.ch/redac/totheend/imgtxt25/profit_segment_b.jpg ce graphique] publié par le site cuk.ch). Depuis le premier trimestre fiscal 2005 (de septembre à décembre pour Apple), la vente de logiciels (notamment dans les domaines de l'édition vidéo et musicale) d'accessoires (dont l'iPod), et de services (dont l'iTunes Music Store), initialement destinés à enrichir les possibilités de la plate-forme, sont devenus majoritaires dans le chiffre d'affaires de la marque.
La marque est à l'origine de nombreux concepts qui ont révolutionné l'informatique. Elle doit à ses débuts sa fortune à l'Apple II qui a connu un énorme succès au début des années 1980 et s'est vendu à plusieurs millions d'exemplaires.
Apple II
Histoire
Voir aussi : Chronologie d'Apple Computer
Chronologie d'Apple Computer]]
Les débuts
Apple a été fondée par Steve Jobs et Steve Wozniak le 1 avril 1976 pour lancer l'ordinateur Apple I construit par Wozniak.
L'Apple I était fabriqué par Steve Jobs et Steve Wozniak dans leur garage et vendu grâce au bouche à oreille. C'était le premier ordinateur individuel (en fait une carte dotée de divers composants électroniques) à être conçu pour être combiné à un clavier et à un moniteur pour l'affichage. Environ deux cent unités furent produites et vendues à 666,66 $ l'unité, mais le succès fut tel qu'ils ne purent honorer toute la demande.
Les caractéristiques de l'Apple I étaient limitées par le peu d'argent dont disposaient Jobs et Wozniak (pour construire le prototype, l'un avait dû revendre sa voiture et l'autre sa calculatrice programmable !). Mais avec l'argent gagné grâce à la vente de l'Apple I, ils purent commencer à penser une machine bien plus ambitieuse : l'Apple II. L'idée était de concevoir un ordinateur que tout le monde pourrait utiliser. Wozniak eut l'idée d'inclure dans la machine de la mémoire vidéo pour gérer un affichage en couleur, tandis que Jobs imagina d'intégrer tous les composants dans un boîtier anodin en plastique pour le rendre plus convivial. Mais concevoir une telle machine demandait beaucoup d'argent, ce qu'ils n'avaient pas. Aucune banque ne voulut se risquer dans un tel projet : un ordinateur utilisable par le grand public paraissait absurde à l'époque ! Ronald Wayne, qui avait aidé Jobs et Wozniak à concevoir l'Apple I, était sceptique sur les chances de réussite d'un tel projet (il avait souvenir d'une entreprise ratée quelques années auparavant) et abandonna la compagnie. Jobs rencontra finalement Mike Markkula en 1977, qui apporta son expertise en affaires et un chèque de 250 000 $ au capital d'Apple. Il fournit aussi par la même occasion son premier PDG à Apple, Michael Scott (il prendra lui même la tête de l'entreprise en 1981).
L'Apple II et le succès
L'Apple II fut finalement présenté au public en avril 1977 et devint l'ordinateur qui est généralement crédité d'avoir créé le marché de l'informatique personnelle. À cette occasion Apple changea de logo pour la pomme colorée, qui rappelait que l'Apple II est l'un des premiers ordinateur à pouvoir afficher en couleurs. L'Apple II fut immédiatement un immense succès. À la mi 1979, Apple présente l'Apple II+, une évolution du premier Apple II dotée notamment de plus de mémoire (48 Ko extensible à 64 Ko !) et du langage de programmation Basic.
Tandis que l'Apple II connaissait un succès croissant, trois nouvelles machines étaient déjà en projet chez Apple : Sara, Lisa et Macintosh. Sara devait être une évolution de l'Apple II, une machine de transition avant les Lisa et Macintosh qui seraient un tout nouveau type de machines. Pour le successeur de l'Apple II, Steve Jobs voulait une machine plus avancée encore pour concourir dans le marché de l'informatique d'entreprise. Les ingénieurs devaient donc se conformer à des objectifs très ambitieux voire quelquefois presque irréalisables (un thème récurrent dans l'histoire d'Apple...), d'autant plus que la période de développement de cette machine était courte (un peu moins d'un an). En effet Apple sentait que l'Apple II arrivait en fin de vie et qu'il faudrait présenter son successeur le plus vite possible.
Sara fut finalement présenté en mai 1980 sous le nom d'Apple III. Malheureusement certains choix techniques, parmi lesquels l'omission d'un ventilateur, eurent raison de beaucoup d'exemplaires qui grillèrent parfois même avant d'être livrés. Des milliers d'Apple III durent être rappelés pour être remplacés. Quelques mois plus tard, en novembre 1981, Apple sortit une nouvelle version de l'Apple III, qui corrigeait tous les gros problèmes de la version initiale. Un Apple III+ sortit même en 1983. Mais les problèmes à ses débuts découragèrent les acheteurs et eurent raison de l'Apple III, qui devint le premier grand échec commercial d'Apple. Seuls 65 000 exemplaires auront finalement étés vendus, alors qu'Apple comptait en vendre des millions comme l'Apple II. Les machines qui sortirent dans les années suivantes reprirent d'ailleurs le nom d'Apple II (IIe en janvier 1983, IIc en 1984, etc.) pour oublier les déboires de l'Apple III.
Pendant ce temps, différentes équipes chez Apple travaillaient sur les projets Lisa et Macintosh, qui étaient un tout nouveau type d'ordinateur, utilisant des technologies avancées comme l'interface graphique, la souris, la programmation orientée objet ou encore les réseaux. Des gens comme Jef Raskin ou Bill Atkinson conjuraient Steve Jobs d'accorder plus d'attention à leurs travaux. Ce n'est que lorsqu'ils l'emmenèrent voir les travaux réalisés au Xerox PARC, en décembre 1979 que Jobs décida que l'avenir serait dans ces machines à interface graphique, et il apporta dès lors son soutien aux équipes Lisa et Macintosh et prit la direction du projet Lisa. Malgré les objections de quelques chercheurs au PARC, Xerox autorisa aux ingénieurs d'Apple l'accès aux locaux du PARC durant trois jours, en échange d'un million de dollars d'actions Apple lorsqu'elle sortira en bourse. Cette visite historique eut un énorme impact sur les futurs ordinateurs d'Apple.
Le 12 décembre 1980, Apple entra en bourse. Jusqu'à présent, seuls des employés d'Apple possédaient des parts de l'entreprise. En quelques minutes, les 4,6 millions d'actions furent vendues à 22 dollars l'unité, augmentant instantanément de 100 millions de dollars le capital d'Apple. Du même coup des dizaines d'employés chez Apple se retrouvèrent millionnaires.
En 1981 Mike Markkula prit le poste de PDG d'Apple. Il licencia Steve Jobs de l'équipe Lisa, lui reprochant de mal gérer l'équipe (le projet prenait alors beaucoup de retard). Jobs se rabattit alors sur le projet Macintosh. Le Lisa sortit finalement début 1983, et devint le premier ordinateur personnel utilisant une interface graphique et une souris. Malgré son caractère révolutionnaire, le Lisa se vendit très mal, principalement à cause de son prix très élevé : 10 000 $.
Alors qu'Apple subissait les échecs de l'Apple III et du Lisa, Mike Markkula démissionna de la direction d'Apple en 1983. Le poste de PDG fut proposé à John Sculley, alors président de Pepsi. Il refusa d'abord le poste ; pour le convaincre Steve Jobs lui posa cette profonde question : « Préférez-vous passer le reste de votre vie à vendre de l'eau sucrée ou avoir une chance de changer le monde ? ». John Sculley accepta finalement et devint le troisième PDG d'Apple.
Le Macintosh
De son côté, le projet Macintosh avait pris beaucoup de retard. Dès son arrivée dans l'équipe, Steve Jobs voulut tout changer et commença à renouveler l'équipe. Ces manières ne furent pas du goût de Jef Raskin, l'initiateur et responsable du projet, qui finit par quitter Apple en 1981, supplanté par Steve Jobs. Jobs voulait faire du Macintosh une machine plus abordable et simple à utiliser pour le grand public que le Lisa. À mesure que le projet arrivait à terme, Apple sentait que le Macintosh serait un événement historique. 15 millions de dollars furent alors dédiés à la promotion de la machine lors de la sortie. Le 22 janvier 1984, une publicité historique dévoila le Macintosh lors de la mi-temps de la finale du Super Bowl américain, le plus grand événement sportif de l'année aux États-Unis. Intitulée 1984, cette publicité deviendra ce qui est certainement le spot télévisé le plus célèbre dans le monde.
Avant le lancement du Macintosh, plusieurs prototypes avaient été donnés en 1983 à Bill Gates, co-fondateur et PDG de Microsoft, pour le développement de logiciels pour le Macintosh. En 1985, Microsoft lance Windows, son interface graphique pour IBM PC, qui utilisait de nombreux éléments de Mac OS. Cela conduisit à une longue bataille judiciaire entre Apple et Microsoft. Le résultat du jugement autorisa Microsoft à copier tous les éléments qu'il voulait sur l'interface graphique du Macintosh. C'est alors que, en étudiant le système des IBM PC, beaucoup de sociétés purent fabriquer des Compatibles IBM PC. Bien que la première version de Windows était technologiquement inférieure au Macintosh, un clone PC pouvait être vendu bien moins cher. C'est la raison pour laquelle, grâce à la nature ouverte de la plate-forme PC, il y a toujours eu plus de logiciels disponibles pour Windows.
Malgré quelques défauts au début, comme le manque de logiciels, l'écran en noir et blanc uniquement et l'architecture fermée, le Macintosh fut finalement un succès (qui continue encore aujourd'hui). Plus de 100 000 unités furent vendus dans les six mois suivant son lancement. Certains arguent néanmoins qu'il aurait pu être un bien plus grand succès. Apple n'autorisa pas d'autres sociétés à vendre des clones de Macintosh avant les années 1990, soit bien après que Microsoft ait dominé le marché avec son large programme de licences. Dès lors il fut trop tard pour Apple pour réussir à regagner les parts de marché perdues et les clones furent interdits après quelques années seulement en 1998.
Le Macintosh, bien qu'étant un bien meilleur produit que l'Apple II, ne le remplaça pas totalement dans la gamme Apple. Il s'agissait de deux plate-formes séparées et incompatibles, et Apple les destinait à des marchés très différents : le Macintosh pour les universités, les étudiants et les travailleurs intellectuels, et l'Apple II pour les écoles publiques et la maison. Ainsi Apple continua à commercialiser de nouvelles versions de l'Apple II jusqu'au début des années 1990. LApple IIc sortit deux mois après le Macintosh, en avril 1984. L'Apple IIgs sortit en 1986 et était un produit hybride qui utilisait une souris et un système ressemblant à celui du Macintosh. Enfin un ultime modèle fut lancé en 1988, l'Apple IIc+, avant l'abandon du développement de la plate-forme Apple II. Apple préférait continuer à tirer partie du succès et de la renommée de l'Apple II le plus longtemps possible pour ne pas se risquer à miser tout sur le Macintosh dont le succès n'était pas encore assuré.
Parallèlement aux Apple II, des nouveaux modèles de Macintosh se succédèrent à un rythme de plus en plus soutenu : Le Macintosh 512K fut lancé six mois après le macintosh original, qui corrigeait son plus gros défaut : le manque de mémoire. En 1986 apparaissent le Macintosh 512Ke et le Macintosh Plus qui était le premier macintosh évolutif, puis en mars 1987 le Macintosh SE qui intégrait des slots d'extension internes, et le Macintosh II qui était le premier Macintosh au format « boîte à pizza », très évolutif et puissant.
Steve Jobs est contraint à quitter Apple en 1985 (il y avait incompatibilité avec Sculley), et crée alors la société NeXT. Sculley prépare aussi un plan de restructuration d'Apple : 1200 personnes sont licenciées, soit environ 20 % des effectifs totaux.
En septembre 1989, Apple lance le Macintosh Portable. Cet ordinateur était en fait plus un « transportable » qu'un « portable » : il pesait plus de 7 kg. Contrairement aux PC portables de l'époque, il disposait d'une batterie lui autorisant une très grande autonomie, et était doté d'un dispositif permettant de le mettre en veille sans avoir à l'éteindre. L'autonomie était ainsi de 10 heures en fonctionnement et passait à un mois en veille ! La même année, Apple met fin à la commercialisation du Lisa, qui n'aura jamais connu le succès.
Au début des années 1990, les véritables nouveautés deviennent plus rares chez Apple : on se contente de sortir de nouveaux modèles de plus en plus puissant, plus évolutifs (Quadra) ou plus abordables (Macintosh Classic et Famille Macintosh LC), et les versions de Mac OS stagnent . Tandis qu'Apple a un peu reculé du devant de la scène, Microsoft présente Windows 3 en 1990. L'action d'Apple s'effondre aussitôt. Même s'il restait largement inférieur à Mac OS, Windows 3 s'en inspirait encore plus largement et apportait aux PC une énorme avancée en terme d'interface graphique. Tous les constructeurs de PC l'adoptent immédiatement. Apple se rend alors compte que la guerre des systèmes est définitivement perdue, John Sculley le reconnaîtra lui-même : « Dans ce monde, ce n'est pas le meilleur qui gagne, mais celui qui sait s'allier avec les développeurs de logiciels, et proposer un système ouvert et riche, même s'il est inférieur techniquement. » Pour essayer de contrer Microsoft, Apple lance le projet StarTrek avec le soutien de Novell et Intel, visant à rendre Mac OS compatible avec les PC à architecture x86. Ce projet sera arrêté plus tard, trop coûteux pour Apple qui mettait toute sont énergie au développement du PowerPC, un processeur très prometteur.
Les années difficiles
Devant la concurrence grandissante des PC offrant des machines aux prix de plus en plus réduits, Apple a du mal a augmenter ses ventes. Apple est forcée de diminuer ses marges pour que les Macintosh restent compétitifs. La toute nouvelle ligne Performa est destinée au grand public pour essayer de le reconquérir. Sculley annonce de nouveaux licenciement : 345 personnes dans une usine en Californie. Tout cela ne suffit pas, et John Sculley est démis de son poste de PDG par le conseil d'administration en juin 1993, après dix ans de règne. Il est remplacé par Michael Spindler. Celui-ci prend aussitôt les choses en main pour maintenir les bénéfices : 2500 postes sont supprimés. Pour assurer la survie de la plate-forme Macintosh, il lève l'interdiction de vendre des « clones ». Mais peu d'entreprises se lancent dans les Mac compatibles et peu de licences sont vendues, le marché trouvant les accords de licence Apple trop restrictifs. Ainsi, le marché Mac ne fut que peu augmenté par les clones.
La sortie des Power Macintosh, à base de processeur PowerPC, en 1994 permet à Apple de retrouver sa capacité d'innovation, qui a toujours été le moteur des ventes. Le PowerPC est le fruit de trois ans de collaboration entre Apple, IBM et Motorola (alliance AIM). Alors que tous les ordinateurs jusqu'alors était de type CISC, IBM avait conçu un processeur RISC. Le résultat est que les PowerPC étaient particulièrement rapides, tournant à des fréquences d'horloge très élevées et permettant aux nouveaux Power Macintosh de dépasser en vitesse les PC à base de processeur Intel les plus puissants.
Très rapidement le PowerPC se généralise à toute la gamme : les Performa en avril 1995 et les PowerBook en août de la même année avec le PowerBook 5300. Mais depuis un an les clones se sont multipliés, et commencent à grignoter une partie non négligeables des ventes de Macintosh. Autorisés pour permettre la survie du Mac, les clones sont devenues pour Apple un grand danger. Pour résister face à cette nouvelle concurrence, Apple est obligée de réduire ses coûts de production et cela se ressent sur les nouvelles machines : certains modèles souffrent de défauts de fabrication ou de bugs de conception. Des modèles doivent retourner en SAV. Le PowerBook 5300 est révelateur de cette situation : de nombreuses machines brûlent à cause de leur batterie, le capot en plastique s'avère ne pas résister aux chocs... Apple doit finalement rappeler tous les PowerBook 5300 pour en changer la batterie. La réputation d'Apple est entachée, la légendaire fiabilité des Mac n'est plus.
Parallèlement, et alors que les évolutions de Mac OS stagnent (le système 7 commence à s'éterniser), Microsoft lance Windows 95, qui imite plus que jamais l'interface graphique des Mac. C'est un immense succès, aidé par une campagne de publicité pharaonique.
Au second trimestre 1995, Spindler commet une énorme erreur stratégique : il mise tout sur les Performas au détriment des Power Mac. La conséquence est qu'Apple finit par ne vendre que des machines d'entrée de gamme à très faibles marges. Certes le nombre de Mac vendus n'a jamais été aussi élevé (4,5 millions sur l'année 1995), mais les bénéfices sont quasi inexistants et Apple subit une perte de 68 millions de dollar au dernier trimestre 1995. De plus, Apple n'arrivait pas à honorer toutes les commandes : l'équivalent de un milliard de dollars de commandes était en attente en juin 1995, soit autant de recette perdue. Spindler est poussé à démissionner, Gil Amelio est appelé à la rescousse pour tenter de sauver Apple. Il prend son poste de PDG d'Apple en janvier 1996.
Amelio hérite d'une société en piteux état financier, et il sait que la tâche sera dure. Il prépare un plan draconien : 3500 postes sont supprimés, soit plus du quart des effectifs totaux d'Apple. Il arrête le développement de la console Pippin et se sépare de la filiale Newton. Il impose à tous les fournisseurs d'Apple une baisse des tarifs de ventes de leurs composants, rompant le contrat avec ceux qui refusent. Les effets de cette politique d'économie commencent à porter leurs fruits : de 740 millions de dollars au premier trimestre 1996, Gil Amelio réussit à ramener les pertes à 33 millions au deuxième trimestre. Les bénéfices reviennent au troisième trimestre 1996 (30 millions de dollars net).
Du coté de Mac OS, le développement de Copland stagne malgré tout l'argent investi, et est abandonné. Le choix est fait de chercher ailleurs le successeur du Système 7. Alors que tout le monde s'attendait au rachat de BeOS, Apple surprend en rachetant NeXT (la société créée par Steve Jobs après avoir été viré d'Apple...) pour 400 millions de dollars en décembre 1996. Amelio annonce lors de la Macworld Expo de janvier 1997 que le nouveau système d'exploitation, fruit de la fusion entre Mac OS et NeXTSTEP, s'appellera Rhapsody et sortira en 1998. Steve Jobs, qui a rejoint Apple par le rachat de NeXT dont il était le PDG, est nommé assistant de haut niveau de Gil Amelio.
Le remplacement du vieillissant Système 7.5, le 7.6, arrive enfin au début de l'année 1997 et Amélio annonce Mac OS 7.7, nom de code Tempo (qui sera renommé Mac OS 8). Il fait aussi disparaître la gamme Performa, qui fusionne avec la gamme Power Mac, pour clarifier la gamme. Apple subit malgré tout de nouveau des pertes records aux premier et deuxième trimestre 1997. La sentence tombe : Gil Amelio est remercié par le conseil d'administration. Steve Jobs refuse le poste de PDG d'Apple, préférant un poste de dirigeant « intérimaire ». Pour combler le trou, Fred Anderson est nommé responsable de la gestion de la société. Mais Steve Jobs a réellement le pouvoir de faire ce qu'il veut...
L'iMac : le début du renouveau
Le retour de Steve Jobs est très bien accueilli par les partisans d'Apple qui y voient le signe du renouveau. Il ne seront pas déçus : quelques mois après son retour, Steve Jobs présente son bébé, l'iMac (designer : Jonathan Ives). Ce produit est une grosse rupture pour le Macintosh, tant par ses choix techniques innovants comme l'USB, l'absence de lecteur de disquettes et de ventilateur, que par son design original avec ses coques colorées et translucides. L'iMac est une petite révolution dans le monde de la micro-informatique en étant le premier produit à accorder une importance première au design. Pour la première fois les designers imposaient des contraintes aux ingénieurs et non le contraire.
Steve Jobs étant opposé aux clones, il changea le nom du système 7.8 en 8, car les licences ne portaient que sur la version 7.
La fusion entre Mac OS et NeXTSTEP (connu aussi sous le nom d'OPENSTEP, le système d'exploitation de NeXT, donnera naissance à Mac OS X (ex-Rhapsody), qui sortira le 24 mars 2001 après avoir été plusieurs fois reporté. Le passage de Mac OS 9 à Mac OS X est une évolution significative. Ce nouveau système d'exploitation est conçu sur une base POSIX (UNIX), ce qui lui permet, outre les programmes spécifiquement écrits pour lui, de bénéficier de la logithèque libre — devenue populaire avec Linux et ses interfaces graphiques. Les programmes développés pour les versions antérieures fonctionnent toujours en émulation grâce à un programme appelé Classic.
L'iPod et la diversification
La marque s'est depuis diversifiée : en effet, elle a ouvert un magasin de vente de musique en ligne, l'iTunes Music Store (ITMS) en avril 2003. Ce magasin virtuel est intégré au logiciel iTunes et est conçu comme un produit d'appel pour ses ordinateurs et son baladeur numérique iPod. La sortie de l'iPod a donné naissance à un nouveau procès avec la société Apple jadis fondée par les Beatles et s'occupant d'édition musicale, cette dernière marque étant déposée pour tout ce qui concerne la musique. Un premier procès avait déjà eu lieu entre les deux sociétés au sujet d'une carte son commercialisée par Apple Computer.
L'iPod est assujetti en France à la taxe Tasca au mégaoctet concernant le droit de copie privée d'audiogrammes sur support numérique. Apple a protesté officiellement contre cette taxe. Depuis la sortie de l'iPod, la part du chiffre d'affaire d'Apple réalisé dans la vente des Mac diminue peu à peu (plus que 50 % du chiffre d'affaire fin 2004, contre 12 % début 2000).
Un nouvel iPod est sorti en septembre 2005, l'iPod Nano. Il remplace l'iPod Mini, en étant 7 fois moins épais que le premier iPod.
Un nouveau concept de Macintosh, le Mac Mini, est apparu. De dimensions réduites (inférieures à celles d'un boitier 3,5" externe) et vendu à un prix minimaliste (à partir de $499 aux USA, 529 Eur en France), il a pour but de constituer le "chaînon manquant" entre des possesseurs d'iPod jusqu'alors dépourvus d'ordinateur et le magasin de musique en ligne iTunes Music Store.
La transition vers les processeurs Intel
iTunes Music Store
Dix ans après le passage de la famille de microprocesseurs 68000 au PowerPC, après l'évolution vers le nouveau système Mac OS X, Steve Jobs annonce le 6 juin lors de la Conférence mondiale des développeurs Apple 2005 (WWDC 2005) que sa société aborde un nouveau virage en adoptant le microprocesseur Pentium pour les nouveaux modèles qui seront diffusé à partir juin 2006 et que cette transition serait terminée en 2007 où tous les Mac embarqueront un processeur Intel. A cette occasion, il confirme que depuis la première version de Mac OS X, le système du Mac a été aussi développé parallèlement pour le processeur d'Intel.
A cette occasion, il fait la démonstration des nouveautés aux développeurs sur une machine à base de Pentium, ce qu'il révèle au moment de l'annonce de la mutation. On notera que lors de la présentation, il fera une référence à Wikipédia en montrant un widget Dashboard exploitant l'encyclopédie tout en disant "This is my favorite one. It's an open-source and Free Encyclopedia…" (« Celui-ci est mon préféré. C'est une encyclopédie libre, gratuite et open-source… ») [http://www.apple.com/quicktime/qtv/wwdc05/ ici la vidéo complète de la keynote]
Les rencontres avec le public
Il y a trois grandes messes Apple annuelles. Chacune est ouverte par une keynote ou Steve Jobs présente généralement de nouveaux produits.
MacWorld Expo de San Francisco
Se déroule en janvier.
Conférence mondiale des développeurs (WWDC)
Événement annuel de première importance, c'est à cette occasion qu'Apple dévoile les principales nouveautés de l'année. Elle a lieu généralement courant juin.
Apple Expo
Se déroule à Paris, en septembre.
Premier rendez-vous Mac en Europe et premier événement IT et numérique en France, [http://www.apple-expo.com Apple Expo] est un événement en constante évolution illustrant le changement de toute notre société vers un monde numérique, et ponctué d'animations originales pour étonner, informer et former les visiteurs professionnels et le grand public.
Le logo d'Apple
Dashboard
La première version du logotype représentait Isaac Newton sous un arbre duquel pendait une pomme.
Très rapidement, il est remplacé par une pomme aux couleurs de l'arc-en-ciel mordue sur le côté droit, imaginée par Rob Janoff. Les caractéristiques visuelles de ce logo apparaissent comme le résultat d'un contre-pied systématique fait à partir du logo d'IBM, firme concurrente d'Apple à l'époque. En effet, la silhouette de la pomme donne au logo Apple une configuration simple et comprise en un bloc général, alors que IBM se présente sous la forme d'un triptyque. Deuxièmement, les formes du fruit sont entièrement construites à partir de courbes, IBM est construit de droites. Troisièmement, la séquence chromatique est de type ABBA chez Apple : les couleurs chaudes au centre, insistant sur le croquement de la pomme, froides à l'extérieur. La séquence dans le cas d'IBM est répétitive (ABAB) et monochromatique : les bandes disjointes sont de couleurs froides comme le bleu.
Malgré les dénégations officielles de Steve Jobs, nombre de gens pensent que ce deuxième logo serait un hommage au mathématicien britannique Alan Turing, un des précurseurs de l'informatique. En effet, suite à une condamnation à la castration chimique pour homosexualité, Alan Turing se serait suicidé en mangeant une pomme empoisonnée au cyanure. Le logo rappelerait l'objet du suicide, et le fond arc-en-ciel l'homosexualité de Turing.
En 2001 ce logo change à nouveau : la forme reste la même (même si elle se pare parfois d'un léger effet de relief) mais le motif arc-en-ciel est remplacé par un ton monochrome variant selon le produit qui la porte. Le combat avec IBM était fini. Apple se veut désormais un symbole facile à retenir, comme l'est Sony ou Nike. Ce changement est destiné à donner de l'entreprise une image plus en adéquation avec ses ambitions sur le marché professionnel. La pomme multicolore, évoquant le mouvement hippie, les sons à l'ouverture de fenêtres ou le « Mac qui sourit » (autrefois affiché au démarrage du Macintosh) étaient passés de mode.
Les dirigeants d'Apple
- 1976-1981 : Michael Scott
- 1981-1983 : Mike Markkula
- 1983-1993 : John Sculley
- 1993-1996 : Michael Spindler
- 1996-1997 : Gil Amelio
- depuis 1997 : Steve Jobs qui possède 6,22% de la société
Parts de marché
|+Ventes de micro-ordinateurs (en italiques les chiffres qui correspondent à l'année fiscale Apple et non à l'année civile)
! rowspan=2 width=80| Année
! colspan=2 width=150| Monde
! colspan=2 width=150| France
! width=100| États-Unis
|- align=center bgcolor=#CCCCCC
! unités vendues
! PdM
! unités vendues
! PdM
! PdM
|- align=center
|2005 (Q3)
| 1 236 000
| 2,3 %
|
|
| 4,3 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=prUS00259505]
|- align=center
|2005 (Q2)
| 1 182 000
| 2,5 %
|
|
| 4,5 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=prUS00194105]
|- align=center
|2005 (Q1)
| 1 070 000
| 2,3 %
|
|
| 3,9 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=pr2005_04_14_170722]
|- align=center
| 2004
| 3 507 000
| 2,0 %
|
| 2,2 %
| 3,3 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=pr2005_01_17_202135]
|- align=center
| 2003
| 3 098 000
| 2,0 %
|
|
| 3,2 % [http://www.idc.com/getdoc.jsp?containerId=pr2005_01_17_202135]
|- align=center
| 2002
| 3 098 000
| 2,2 %
|
| 2,8 %
|
|- align=center
| 2001
| 3 215 000
| 2,4 %
| 147 759
| 3,2 % [http://www.idc.com/france/about/cp_barometre_microq42001.jsp]
|
|- align=center
| 2000
| 3 733 000
| 3,5 %
| 186 500
| 4,0 % [http://www.idc.com/france/about/cp_barometre_microq42001.jsp]
|
|- align=center
| 1999
| 3 448 000
| 3,4 %
|
|
|
|- align=center
| 1998
| 2 763 000
| 2,6 %
|
|
| 4,9 %
|- align=center
| 1997
| 2 874 000
| 3,2 %
|
|
| 5,5 %
|- align=center
| 1996
| 3 960 000
| 5,3 %
|
|
| 7,8 %
|- align=center
| 1995
| 4 500 000
| 7,9 %
|
|
| 14,1 %
|- align=center
| 1994
| 3 800 000
| 8,3 %
|
|
| 14,7 %
|- align=center
| 1993
| 3 300 000
| 9,4 %
|
|
|
|- align=center
| 1992
| 2 500 000
|
|
|
|
|- align=center
| 1991
| 2 100 000
|
|
|
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|- align=center
| 1990
| 1 300 000
|
|
|
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|- align=center
| 1989
| 1 100 000
|
|
|
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|- align=center
| 1988
| 900 000
|
|
|
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|- align=center
| 1987
| 550 000
| 15 %
|
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|- align=center
| 1986
| 380 000
|
|
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|- align=center
| 1985
| 200 000
|
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|- align=center
| 1984
| 372 000
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|{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{
Macintosh
Les Macintosh, ou Mac, sont des ordinateurs personnels fabriqués et commercialisés par la société Apple Computer depuis janvier 1984. Ils cohabitent sur le marché des ordinateurs personnels avec les PC.
Les premiers Macintosh ont tiré leur succès de leur interface graphique simple d’utilisation. Ils étaient construits sur les microprocesseurs de la famille 680x0 de Motorola. Les machines plus récentes emploient le PowerPC d’IBM et Motorola, et bientôt le Pentium de Intel. Ils sont aujourd’hui très utilisés par les professionnels de la vidéo numérique, de l’infographie, de la presse et de la musique.
Apple a récemment annoncé une transition vers une architecture à base de processeurs Intel.
Les Macintosh fonctionnent habituellement avec le système d’exploitation Mac OS, mais d’autres systèmes sont depuis peu utilisables, comme Linux ou FreeBSD.
Un cluster de Xserve G5 surnommé Big Mac a été l’un des supercalculateurs les plus puissants au monde (7e au top 500 [http://top500.org] de novembre 2004), et surtout celui offrant de loin le meilleur rapport coût/puissance.
Histoire
Le projet Macintosh
Le projet Macintosh naquit début 1979 avec Jef Raskin, qui envisagea un ordinateur facile à utiliser et peu cher pour le grand public. Ses idées furent répertoriées dans Le Livre du Macintosh.
En décembre 1979, Jef Raskin fut autorisé à lancer le projet Macintosh et se mit en particulier à la recherche d’un ingénieur qui soit capable de réaliser un premier prototype. Bill Atkinson, un membre du projet Lisa, lui présenta Burrell Smith, un technicien qui venait d’être recruté la même année. Selon certaines sources, Bill Atkinson aurait dit à Jef Raskin : « Jef, voici Burrell. Il est le gars qui va réaliser le Macintosh pour toi. »
Jef Raskin demanda à Burrel Smith de réaliser un ordinateur qui puisse être commercialisé à 500 $. Son premier prototype embarquait 64 Ko de mémoire, utilisait le peu puissant microprocesseur 6809E de Motorola, et avait un affichage de 256 par 256 pixels en noir et blanc. c’est alors que Bud Tribble, un programmeur sur le Macintosh, eut l’idée d’adapter les programmes graphiques du Lisa pour les faire tourner sur le Macintosh. Il demanda aussi s’il était possible d’intégrer le processeur Motorola 68000 du Lisa dans le Macintosh tout en maintenant un faible coût de production. Dès décembre 1980, Burrell Smith mit au point une carte qui embarquait non seulement un processeur 68000, mais qui de plus le faisait tourner à une fréquence de 8 MHz au lieu de 5 MHz. Ce deuxième prototype avait aussi un affichage de 384 par 256 pixels. Cette machine utilisait moins de contrôleurs mémoire que le Lisa, ce qui la rendait bien moins chère à fabriquer.
Le concept innovant du Macintosh attira l’attention de Steve Jobs, qui quitta le projet Lisa pour se concentrer avec son équipe sur le projet Macintosh. En janvier 1981, il prit la direction du projet, forçant Jef Raskin à le quitter.
Steve Jobs avait visité les locaux de développement de Xerox PARC en décembre 1979, soit trois mois avant le lancement des projets Lisa et Macintosh. Ayant appris que Xerox développait une technologie d’interface graphique, il avait négocié cette visite en échange de stock option’' Apple. Il est indéniable que cette visite influença grandement Steve Jobs pour le développement du Lisa et du Macintosh.
Le Macintosh
Le Macintosh fut finalement lancé le 24 janvier 1984, avec une publicité diffusée lors de la troisième mi-temps du Super Bowl (championnat mondial de football américain). Réalisée par Ridley Scott, cette publicité décrivait un monde orwellien enchaîné par la technologie IBM et libéré par l’arrivée d’une nouvelle machine : le Macintosh. Élément de suspense : le produit n’y était pas montré !
Commercialisé à un prix de 2 495 $, le Macintosh avait 128 ko de mémoire (d’où le nom Macintosh 128k) et tournait sur un nouveau système d’exploitation, Mac OS (une grande partie était enregistrée en ROM) et un lecteur de disquette 3,5 pouces. Apple prit soin de préciser que ces 128 Ko de RAM étaient épaulés par 64 Ko de ROM contenant les bibliothèques indispensables à son fonctionnement, ce qui en faisait « une machine à 196 Ko ». Lors de sa présentation, Steve Jobs disposait d’un prototype du futur Macintosh 512k mais qu’il présenta comme le Macintosh 128k.
Il reçut un accueil enthousiaste, mais sa mémoire limitée et son absence initiale de disque dur limitèrent son implantation. La machine n’étant utilisable qu’à travers son interface graphique, tous les programmes devaient être complètement repensés, et les outils de développement étaient pratiquement absents. Cela rebuta plusieurs développeurs de logiciels, mais pas Microsoft, qui développa Word, un traitement de texte WYSIWYG, ainsi qu’un nouveau tableur, Excel, qui tirait parti des polices typographiques. La première version alpha de Windows naquit sur un prototype du Macintosh offert gracieusement par Steve Jobs à Bill Gates, lequel aurait dit, en le voyant « De toutes les machine que j'ai vu, le Macintosh est le seul qui dégage une certaine originalité », s’attirant ainsi (temporairement) les faveurs des fans de la Pomme.
Vers la fin de l’année 1984, les ventes chutèrent : la faible évolutivité de la machine (pour brancher un disque dur externe notamment, mais surtout par sa faible quantité de mémoire) avaient eu un écho dans la presse, y compris non-informatique. 128 ko de mémoire paraissaient énormes lors de la disponibilité du Mac en mars 1984, mais la technologie (y compris pour les IBM PC) avait rapidement fait augmenter les standards.
Apple Computer lança alors le Macintosh 512K, une évolution du Macintosh original avec 512 ko de mémoire.
La famille s’élargit : l’ère des Macintosh 68k
À partir de 1986 les nouveaux modèles se succédèrent à un rythme plus soutenu. En janvier 1986 sort le Macintosh Plus, qui vise à corriger le plus gros défaut des deux premiers Macintosh : le manque d’évolutivité. Il intègre ainsi quatre emplacements mémoire lui permettant d’embarquer jusqu’à 4 Mo de mémoire, ainsi qu’un port SCSI standard. Un peu plus tard sort le Macintosh 512Ke, petite évolution du Macintosh 512K, et qui forme l’entrée de la gamme.
En mars 1987 Apple Computer introduit le Macintosh II. Très haut de gamme (4000 $ à son lancement), celui-ci incarne l’évolutivité ultime. Il est le premier Macintosh qui n’est pas tout-en-un et offre 8 emplacements mémoire, 6 slots NuBus et deux emplacements interne pour disque dur. Il est aussi plus puissant avec son processeur 68020 cadencé à 16 MHz. En même temps sort le Macintosh SE qui va se positionner au dessus du Macintosh Plus dans la gamme compacte (à écran intégré). Tout deux disposent d’une nouvelle version de Mac OS : le Système 2.
Désormais Apple Computer dispose d’une gamme d’ordinateur complète et crédible et les ventes redécollent avec plus de 50 000 unités vendues par mois. Tout le monde pensait alors que le Macintosh allait l’emporter sur les PC d’IBM et le tout nouveau Windows. Mais au début des années 1990 les clones PC saturèrent le marché et Apple Computer se trouva la seule société à faire des Macintosh. Depuis cette époque les Macintosh n’ont plus réussi à reprendre l’avantage sur les compatibles PC.
La gamme Macintosh continue à évoluer et à gagner en puissance, en adoptant les processeurs Motorola 68030 puis 68040. En bas de gamme apparurent les Macintosh Classic et les Macintosh LC, les dérivés du Macintosh II (IIx, IIcx, IIci, IIsi, IIfx ...) formant le haut de gamme jusqu’en 1991. Fin 1991 apparaissent les Macintosh Quadra, les premiers Macintosh au format tour, destinés aux professionnels. Très évolutifs et dotés d’un processeur Motorola 68040 très puissants, ils reléguèrent les Macintosh II en moyenne gamme. Dans les années 1992-1993 les Macintosh LC furent très populaires grâce à leur prix très compétitif (750 $ pour un LC III à sa sortie). En septembre 1992, Apple Computer lance la famille Performa pour le grand public. Ce sont au début des Classic ou des LC vendus avec des moniteurs, à des prix réduits. En 1993 est lancée la famille Centris, des modèles de milieu de gamme à base de 68040.
Parallèlement aux Macintosh de bureau, Apple Computer sortit des ordinateurs portables. La première tentative fut le Macintosh Portable, sorti en 1989, mais, pesant plus de 7 kg, il ne connu pas le succès. Les premiers Macintosh vraiment portables furent les PowerBook, lancé en 1991. Il connurent d’emblée un grand succès, grâce à leur caractère novateur : il intégraient un trackpad (contrairement à ses concurrents qui utilisaient un trackball) et, subtil détail, le clavier était positionné du côté de l’écran, laissant de la place sur le devant pour reposer les poignets (alors que tous les portables PC de cette époque plaçaient tous le clavier le plus proche possible de l’utilisateur).
Depuis 1994 : les Macintosh PowerPC
Au début des années 1990, l’alliance Apple Computer-IBM-Motorola annonça la série de processeurs PowerPC à architecture RISC.
Les premiers Macintosh à base de PowerPC furent les Power Macintosh 6100, 7100, 8100 sortis en 1994. Cela fut une révolution majeure des Macintosh : en terme de performance, le Power Macintosh 6100 à base de PowerPC 601 d’entrée de gamme était plus rapide que le plus puissant des Macintosh 68k ! En contrepartie, du fait de l’incompatibilité entre les processeurs PowerPC et 68000, toutes les applications Macintosh durent être réécrites, y compris le système d’exploitation. Les anciennes applications fonctionnaient sur les Power Macintosh par l’intermédiaire d’un émulateur.
Dès 1995, toute la gamme de bureau Apple Computer fut composée de machine à processeur PowerPC. Jusqu’en 1997, la gamme Macintosh était composée comme suit : les Performa et les Power Macintosh des séries 4000, 5000 et 6000 pour la gamme grand public (dotés d’un écran), les Power Macintosh 7xxx en milieu de gamme, les Power Macintosh 8xxx destinés aux professionnels du son et de la vidéo et les Power Macintosh 9xxx très évolutifs en haut de gamme.
Les PowerBook ne passèrent au PowerPC que fin 1995, avec le PowerBook 5300. Mais cette sortie était encore trop anticipée et le PowerBook 5300 connut de nombreux problèmes techniques. Seuls trois autres PowerBook virent le jour avant le passage au PowerPC G3 : les PowerBook 1400, 2400 et 3400c.
À partir de 1995, pour contrecarrer la perte de part de marché, Apple Computer autorisa d’autres sociétés, comme Umax ou PowerComputing à fabriquer des Macintosh. Ces Macintosh sont surnommés les clones’'. Apple Computer est à cette période au plus bas et est sur le point de disparaître. Les clones furent interdits par Apple Computer à la sortie du G3.
Fin 1997 sortent les premiers Macintosh à base de PowerPC G3. Les performances font un nouveau bond en avant et les PowerPC 603 et 604 sont rapidement abandonnés dans la gamme Macintosh. Cela ne suffit pas à reprendre des parts de marché mais permet à Apple Computer de survivre.
Mais c’est à partir de 1998 que les ventes reprennent, grâce à la sortie de l’iMac. Plus de 6 millions d’iMac se vendent jusqu’en 2001. La mode colorée de l’iMac déteint sur le reste de la gamme Macintosh : en 1999 sortent les Power Mac Bleu et Blanc’' (au boîtier translucide), puis les PowerBook se parent d’un boîtier tout en rondeurs. En 1999 sort l’iBook palourde coloré. Le carré magique est complété : dans la gamme de bureau, l’iMac pour le grand public et le Power Mac pour les professionnels, et dans la gamme portable, l’iBook pour le grand public et le PowerBook pour les professionnels.
En 1999 les Power Mac passent au processeur PowerPC G4. Celui-ci n’apporte à la plupart des applications qu’un faible gain en puissance (à moins qu’elles soient réécrites pour tirer parti d’un jeu d’instructions spécifiques) et est marqué par les difficultés de production par Motorola.
En avril 2001, le Macintosh subit une seconde révolution (après le passage au PowerPC), cette fois ci dans son système d’exploitation, avec le passage à Mac OS X, basé sur un noyau UNIX dérivé de BSD.
La même année, Apple Computer lance le PowerBook G4. Celui-ci signe la fin des Mac au design coloré et arrondi : totalement en titane, il se veut très sobre et d’un aspect plus professionnel. l’iBook se pare lui d’une coque toute blanche, caractéristique de tous les futurs Mac grand public. En 2002 sort l’iMac G4, doté d’un écran plat. Il est suivi par l’eMac G4, destiné au bas de la gamme grand public. La même année, Apple Computer commercialise parallèlement un serveur en rack 1U : le Xserve.
Dans les années 2001-2002-2003, à cause des déboires de production du G4, les Mac sont quelque peu dépassés en terme de puissance par les PC : le G4 ne peut suivre l’infernale montée en fréquence initiée par Intel et seuls les professionnels ayant besoin de calculs spécifiques peuvent tirer avantage des processeurs G4. Cela causa une chute des parts de marché d’Apple Computer sur le marché grand public ces années là.
En 2003 le Power Mac G5 sort, et ramène les Mac dans la course à la puissance. Basé autour du processeur PowerPC 970 d’IBM à architecture 64 bits et innovant, le Power Mac G5 trace un avenir plus clair au Mac. Depuis septembre 2004, les iMac ont à leur tour adopté le processeur G5. Hélas, la promesse qu'IBM avait faite à Steve Jobs et Apple ne sera jamais tenue, et, plus de 2 ans après leur première apparition, les G5 fabriqués par IBM n'atteignent toujours pas la fréquence tant espérée de 3GHz.
2006 : Les MacIntel
Déçu par IBM, Steve Jobs annonce, le 6 juin 2005 à la conférence d’Apple Computer de la WWDC, le passage progressif de toute la gamme Macintosh vers les processeurs Intel, abandonnant ainsi IBM et Freescale. La justification donnée par Apple Computer est qu’IBM n’est plus capable de faire évoluer son G5. La décision d’abandonner l’architecture PowerPC paraît paradoxale car elle survient à un moment où l’industrie accorde un regain d’intérêt pour le PowerPC d’IBM : Sony l’a choisi son nouveau processeur Cell pour la console PlayStation 3, et les futures Nintendo Revolution et Xbox 360 utiliseront une évolution du G5. En fait, Apple est actuellement le principal acheteur de tels processeurs, et est donc un client privilégié ; avec ces nouveaux clients, Apple ne représenterait au mieux que 10 % des achats de PowerPC.
La transition vers Intel sera facilitée grace à Xcode 2.1, capable de compiler en Universal Binaries’', applications capables de fonctionner sur les deux architectures, et Rosetta, un émulateur PPC.
La transition s’amorcerait en juin 2006 (à partir de la date anniversaire de la keynote de la WWDC soit le 06/06/06, un écho peut-être des 666.66 $ qui était le prix de l’Apple I lors de sa mise sur le marché en 1976) pour être complètement achevée fin 2007.
Remarquons toutefois que Mactel’' (ou encore Macintel’') n’est qu’un surnom, Apple n’ayant jamais appelé ses anciens ordinateurs Macorola ou Macibm. Même si Apple a breveté le nom « Mactel », ce n’est sûrement pas pour l’utiliser mais plutôt pour éviter qu’il soit détourné par une autre société.
Les différents modèles de Macintosh
Il existe plusieurs catégories de Macintosh :
- les Macintosh 68k (1984-1996) ;
- les Power Mac [http://images.apple.com/powermac/images/specstop06082004.jpg] (depuis 1994) ;
- les clones (1995-1998) ;
- les PowerBook [http://images.apple.com/befr/powerbook/images/indextop050204.jpg] (depuis 1991) ;
- les iMac [http://images.apple.com/befr/imac/images/indextop20040831.jpg] (depuis 1998) ;
- les iBook [http://images.apple.com/befr/ibook/images/indextop20041019.jpg] (depuis 1999) ;
- les eMac [http://images.apple.com/befr/emac/images/index_top.jpg] (2002-2005) ;
- les Xserve [http://images.apple.com/befr/xserve/images/xs_indextop_010604_02.gif] (serveurs commercialisés depuis 2002) ;
- les Mac mini [http://images.apple.com/befr/macmini/images/indextop20050111.jpg] (depuis janvier 2005).
Voir les listes détaillées des modèles de Macintosh : Liste des modèles de Macintosh par processeur et Liste des clones Macintosh
Voir aussi
Liens internes
- Apple Computer
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%e7ais/Informatique/Logiciels/Syst%e8mes_d%27exploitation/Mac_OS/ Sites d’information sur le Macintosh]
- [http://www.histoire-apple.com/ l’histoire d’Apple]
- [http://www.wikimacg.com/index.php/Accueil/ Le Wiki thématique consacré à l’univers Apple et Mac OS]
-
ja:Macintosh
ko:매킨토시
simple:Macintosh
Xerox PARC ja:パロアルト研究所 zh-cn:施乐帕洛阿尔托研究中心
Catégorie:Entreprise d'informatique
Xerox PARC (pour Xerox Palo Alto Research Centre) est un centre de recherches en informatique de la firme Xerox, situé à Palo Alto en Californie.
Histoire
Fondé en juillet 1970 par Jack Goldman et Bob Taylor. Le laboratoire est initiallement composé d'équipes en provenances de Berkeley Computer Corporation et d'étudiants et de collègues de Doug Englebart.
Leurs recherches seront à l'origine des concepts d'environnement graphique, comme les icônes ou la souris, popularisés par Apple Computer avec le Macintosh et repris ensuite dans tous les systèmes d'exploitation grand public.
Alan Kay, l'un des pionniers de tout ce qui se trouve aujourd'hui dans un ordinateur (programmation orientée objet, Arpanet, image 3D, environnement graphique, impression laser, protocole réseau Ethernet) y a travaillé, de même que Chris Maeda et Gregor Kiczales, qui ont développé la programmation orientée aspect.
Les idées des chercheurs du PARC, au début des années 1970, fûrent considérablement influencées par le travail précurseur de J.C.R. Licklider, directeur de l’ARPA en 1963 et auteur des articles «Man Computer Symbiosis» et «Man Computer Partnership».
Lien externe
- [http://www.parc.com/ Site officiel]
XeroxCatégorie:Entreprise américaine Catégorie:Constructeur informatique
Entreprise américaine, basée à Stamford (Connecticut).
Histoire
Cette entreprise est principalement connue comme l’inventeur du photocopieur et fabrique également des imprimantes.
C’est à la fin des années 1940 qu’une petite manufacture de produits photographiques de Rochester du nom de Haloid décide d’exploiter l’invention 10 ans plus tôt par Chester Carlson, la xérographie. La conception du premier photocopieur, le XeroX Model A, et le succès des modèles suivants amènent la compagnie à changer son nom en 1958 pour Haloid Xerox, puis en 1961, devenant simplement Xerox. Le dernier X de Xerox fut ajouté à l’origine pour donner au nom un aspect similaire à celui d’une autre fameuse entreprise de Rochester, Kodak.
L’essor de Xerox provient donc de son exploitation du brevet de reproduction xérographique, permettant la photocopie de documents sur papier ordinaire. Ce brevet lui en donnant une exploitation exclusive du procédé sur vingt ans, elle s’est d’emblée organisée pour survivre au-delà de cet horizon prévisible.
Xerox a pour cette raison toujours consacré une large place à la diversification et à l’innovation, bien que ne sachant pas toujours comment rentabiliser ses acquisitions (Scientific Data Systems devenu Xerox Data Systems), ni commercialiser ses inventions.
Dans les années 1970, le centre de recherche Xerox à Palo Alto - le Xerox PARC - invente l’interface graphique moderne et les icônes. Ces idées seront exploitées dans des machines expérimentales comme l’Alto, puis commerciales comme le Star. Mais ces machines révolutionnaires sont à la fois trop chères et trop lentes avec les technologies et les coûts de l’époque (voir loi de Moore).
Quelques années plus tard, le système est présenté à Steve Jobs venu visiter le centre. Celui-ci fait travailler sur la question les ingénieurs d’Apple Computer, qui conçoivent un modèle deux fois moins cher que le Star qui sera baptisé le Lisa; puis en 1984, celui-ci restant trop cher pour le marché, une version dégradée du Lisa qui abandonne (pour quelque temps) son aspect multitâches et en divise encore le coût par deux : c’est le Macintosh, qui viendra à point nommé sauver le prestige d’Apple de l’échec technique et commercial de l’Apple III.
Xerox n’ose pas poursuivre en justice Apple pour violation de propriété industrielle, ce qui n’empêchera pas Apple de poursuivre Digital Research qui a réalisé une copie conforme de l’interface pour le PC : Digital Research se voit contraint par la justice de dégrader son interface jusqu’à la rendre inutilisable. Quelques années plus tard, Apple fera un procès tout à fait comparable à Microsoft pour ses Windows 3.0 et surtout 3.1... mais l’opinion des juges sur la propriété des concepts d’interface eux-mêmes (et non du code qui les implémente) a considérablement changé dans l’intervalle, et Apple sera déboutée.
Actualités
En 2002, la présidente se nomme Anne M. Mulcahy. Xerox compte actuellement un peu plus de 70 000 employés.
En juin 2002, l’entreprise a dû reconnaître avoir manipulé les chiffres de sa comptabilité. La manipulation concernerait 1,9 milliard de dollars, et ce serait surtout pratiquée en Amérique Latine. Ces déclarations ont entraîné une chute importante à la bourse de New York qui a été amplifiée par les recommandations à la vente de Merrill Lynch.
La presse compare cet épisode dans la vie de Xerox avec ceux des sociétés Enron, qui a fait faillite après des manipulations comptables entraînant le cabinet d’audit Arthur Andersen, et WorldCom. Des personnes et sociétés influentes telles que Dresdner Allianz ont évoqué un effondrement des places financières américaines en raison de l’impact négatif de telles nouvelles et conseillent donc un retrait des investissements consentis aux États-Unis.
ja:ゼロックス
1984Cette page concerne l'année 1984 du calendrier grégorien.
Catégorie:1984
Événements
- 14 août : Conférence des Nations Unies sur la démographie, à Bucarest.
Afrique
- 4 août : La Haute-Volta devient le Burkina Faso sous la houlette du CNR (Conseil national de la Révolution) dirigé par le Capitaine Thomas Sankara qui sera assassiné 3 ans plus tard (15 octobre 1987) suite à un coup d'État orchestré par le Capitaine Blaise Compaoré, actuel Président du Burkina Faso.
- 8 décembre : Accords de Lomé III entre la CEE à 10 et 60 pays ACP.
- 16 février : Retrait sud-africain de l'Angola et du Mozambique.
- 10 décembre : L'évêque sud africain Desmond Tutu prix Nobel de la Paix.
- P.W. Botha est élu président de la république sud-africaine.
Amériques
- Anne Cools devient la première sénatrice noire du Canada.
- 14 mai - Jeanne Sauvé est la première femme nommée Gouverneure générale du Canada.
- 6 novembre : Réélection confortable de Ronald Reagan (Républicain) comme président des États-Unis avec 58,8% des voix contre Walter Mondale (Démocrate) 40,6%.
- Les États-Unis se retirent de l'UNESCO.
Asie & monde indien
- 30 avril : La pagode Sukamoni une pagode en bois de trois étages, très ancienne, dans le Temple Sangbongsa, en Corée du Sud, est détruite par un incendie.
- 13 mai : L'aviation iranienne attaque des pétroliers saoudiens et koweïtiens.
- 26 septembre : Le Royaume-Uni et la Chine décident le retour de Hong Kong à la Chine en 1997, le système capitaliste devant y perdurer jusqu'en 2047.
- 2 au 3 décembre : Durant la nuit, l'explosion d'une cuve de 40 t de méthylisocyanate de l'usine de pesticides Union Carbide à Bhopal, (Inde), cause plus de 20 000 morts et plus de 200 000 handicapés. (voir catastrophe de Bhopal)
- 17 janvier : Conférence sur le désarmement en Europe (CDE) à Stockholm : 35 pays signataires de CSCE d'Helsinki.
- 1 juillet : Au Liechtenstein, un référendum accorde enfin aux femmes le droit de vote pour les élections nationales.
- 19 juillet : Jacques Delors devient président de la Commission Européenne.
- 21 juillet : Amnistie politique en Pologne.
- 3 novembre : Obsèques du père Popieluszko, devant des centaines de milliers de Polonais.
- Début de la politique de bulgarisation à outrance en Bulgarie dont le but est de faire partir le maximum des 900 000 bulgares d'origine turque, de langue turque et de religion musulmane, auxquels s'ajoutent 300 000 bulgares d'origine mais de religion musulmane (les Pomaks). Le gouvernement communiste de Sofia annonce que « L'État-nation bulgare ne comprend pas d'autres peuple que les bulgares. »
- 22 janvier : Manifestation à Bordeaux pour la défense de l'enseignement catholique.
- 21 février : Grève des transporteurs routiers.
- 4 mars : Manifestation de plus de 500 000 personnes à Versailles pour la défense de l'enseignement privé.
- 16 mars : Le gouvernement fait connaître ses projets de réforme de l'enseignement privé.
- 13 avril : Manifestation à Paris des sidérurgistes, surtout lorrains.
- 24 mai : L'Assemblée Nationale adopte la réforme Savary sur l'enseignement privé.
- 17 juin : Les élections européennes marquent la percée du Front National (10 élus), et le recul historique du PCF (11,2%).
- 24 juin : Manifestation énorme (1 million de participants) à Paris contre la réforme de l'enseignement privé.
- 28 juin : Mise en règlement judiciaire du groupe industriel Creusot-Loire.
- 17 juillet : Démission de Pierre Mauroy, premier ministre.
- 17 juillet : Loi sur la carte de séjour de 10 ans pour les étrangers.
- 18 juillet : Le gouvernement du premier ministre Laurent Fabius ne comporte pas de ministres communistes.
- 6 septembre : Le PCF quitte la majorité.
- 16 octobre : Début de l'affaire du « petit Grégory», assassinat d'enfant non élucidé qui déchaîne les passions et montre les carences de la Justice et les excès de la presse.
- 16 novembre : Le nombre de chômeurs dépasse 2,5 millions.
- 20 décembre : Les députés communistes votent contre le budget.
- Fin du bradyséisme de Pouzzoles (débuté en 1982)
Océanie & Pacifique
- 1 janvier : Indépendance de Brunei.
Proche-Orient & monde arabo-musulman
- 16 janvier : 4 sommet islamique (41 présents sur 44). Réintègre l'Égypte (16-19 jan).
- 20 septembre : Un camion-suicide explose devant une annexe de l'ambassade des États-Unis à Beyrouth, faisant 23 morts et 60 blessés.
Arts & cultures
- 1984 écrit en 1948 est un célèbre roman de George Orwell, décrivant un régime totalitaire où la liberté de pensée n'existe plus. Ceci est exploité dans les premières publicités de la firme Apple Computer pour son ordinateur Macintosh. Voir aussi : novlangue, Big Brother, Loft Story, la Ferme des animaux, Brazil.
Cinéma
- Amadeus de Milos Forman remporte l'Oscar du meilleur film.
- Le bal d'Ettore Scola et À nos amours de Maurice Pialat remportent le César du meilleur film.
- Paris Texas de Wim Wenders remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Il était une fois en Amérique, de Sergio Leone, avec Robert De Niro
Sciences & techniques
- 24 janvier : Apple Computer lance l'ordinateur personnel Macintosh.
- Départ de Soyouz T10 B avec à son bord 3 cosmonautes russes à destination de la station Saliout 7 pour une mission de près de 8 mois.
- Le nombre de domaines de l'Internet passe le cap des 1000.
- Vol de la navette Challenger.
- Commercialisation de l'Amstrad CPC 464
Sports
- 31 juillet : L'URSS et 13 autres pays boycottent les JO de Los Angeles.
- Championnat d'Europe des Nations de Football en France, remporté par l'équipe de France.
- Jeux Olympiques d'hiver de Sarajevo (Yougoslavie)
- Jeux Olympiques d'été de Los Angeles (États-Unis)
- 10 avril : Mandy Moore, chanteuse et actrice américaine
- : Alexander Farnerud, footballeur suédois
- : Bastian Schweinsteiger, footballeur allemand
- 21 août : Alizée, chanteuse française
- 15 septembre : Harry, prince d'Angleterre, deuxième fils du Prince de Galles Charles
- 20 septembre : Brian Joubert, patineur français
- 27 septembre : Avril Lavigne, chanteuse de rock canadienne
- 22 novembre : Scarlett Johansson, actrice américaine
- 7 janvier : Alfred Kastler, physicien français (° 3 mai 1902)
- 20 janvier : Johnny Weissmuller, sportif et acteur américain
- 9 février : Youri Andropov, homme d'État soviétique
- 13 mars : François Le Lionnais, mathématicien français
- 26 avril : Count Basie, pianiste et chef d'orchestre de jazz américain.
- 22 juin : Darius Milhaud, compositeur, membre Les Six
- 25 juin : Michel Foucault, philosophe
- 7 juillet : Brassaï, photographe hongrois
- 25 juillet : Big Mama Thornton, chanteuse de blues.
- 26 juillet : George Gallup, statisticien américain
- 5 août : Richard Burton, acteur
- 13 août : Tigran Petrossian, joueur d'échecs russe
- 25 août : Truman Capote, écrivain américain.
- 9 octobre : Lew Christensen, danseur, chorégraphe et maître de ballet américain
- 17 octobre : Henri Michaux, peintre et poète français d'origine belge
- 20 octobre : Paul Dirac à Tallahassee (Floride), physicien anglais
- 21 octobre : François Truffaut, cinéaste français
- 25 octobre : Pascale Ogier, actrice française
- 31 octobre : Indira Gandhi, assassiné par des Sikh
- 31 octobre : père Popieluszko, assassiné par des policiers de la « sécurité »
- 20 décembre : Stanley Milgram, psychologue américain
- 28 décembre : Sam Peckinpah, réalisateur américain
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Apple Computer
Apple Computer, Inc. (anglais : Ordinateurs Pomme, Société) est une société multinationale dont l'activité principale était de fabriquer et de vendre des ordinateurs (y compris le système d'exploitation) ; cette activité, longtemps majoritaire dans le chiffre d'affaire de la marque, est en recul depuis l'année 2001 par rapport aux activités annexes (voir [http://www.cuk.ch/redac/totheend/imgtxt25/profit_segment_b.jpg ce graphique] publié par le site cuk.ch). Depuis le premier trimestre fiscal 2005 (de septembre à décembre pour Apple), la vente de logiciels (notamment dans les domaines de l'édition vidéo et musicale) d'accessoires (dont l'iPod), et de services (dont l'iTunes Music Store), initialement destinés à enrichir les possibilités de la plate-forme, sont devenus majoritaires dans le chiffre d'affaires de la marque.
La marque est à l'origine de nombreux concepts qui ont révolutionné l'informatique. Elle doit à ses débuts sa fortune à l'Apple II qui a connu un énorme succès au début des années 1980 et s'est vendu à plusieurs millions d'exemplaires.
Apple II
Histoire
Voir aussi : Chronologie d'Apple Computer
Chronologie d'Apple Computer]]
Les débuts
Apple a été fondée par Steve Jobs et Steve Wozniak le 1 avril 1976 pour lancer l'ordinateur Apple I construit par Wozniak.
L'Apple I était fabriqué par Steve Jobs et Steve Wozniak dans leur garage et vendu grâce au bouche à oreille. C'était le premier ordinateur individuel (en fait une carte dotée de divers composants électroniques) à être conçu pour être combiné à un clavier et à un moniteur pour l'affichage. Environ deux cent unités furent produites et vendues à 666,66 $ l'unité, mais le succès fut tel qu'ils ne purent honorer toute la demande.
Les caractéristiques de l'Apple I étaient limitées par le peu d'argent dont disposaient Jobs et Wozniak (pour construire le prototype, l'un avait dû revendre sa voiture et l'autre sa calculatrice programmable !). Mais avec l'argent gagné grâce à la vente de l'Apple I, ils purent commencer à penser une machine bien plus ambitieuse : l'Apple II. L'idée était de concevoir un ordinateur que tout le monde pourrait utiliser. Wozniak eut l'idée d'inclure dans la machine de la mémoire vidéo pour gérer un affichage en couleur, tandis que Jobs imagina d'intégrer tous les composants dans un boîtier anodin en plastique pour le rendre plus convivial. Mais concevoir une telle machine demandait beaucoup d'argent, ce qu'ils n'avaient pas. Aucune banque ne voulut se risquer dans un tel projet : un ordinateur utilisable par le grand public paraissait absurde à l'époque ! Ronald Wayne, qui avait aidé Jobs et Wozniak à concevoir l'Apple I, était sceptique sur les chances de réussite d'un tel projet (il avait souvenir d'une entreprise ratée quelques années auparavant) et abandonna la compagnie. Jobs rencontra finalement Mike Markkula en 1977, qui apporta son expertise en affaires et un chèque de 250 000 $ au capital d'Apple. Il fournit aussi par la même occasion son premier PDG à Apple, Michael Scott (il prendra lui même la tête de l'entreprise en 1981).
L'Apple II et le succès
L'Apple II fut finalement présenté au public en avril 1977 et devint l'ordinateur qui est généralement crédité d'avoir créé le marché de l'informatique personnelle. À cette occasion Apple changea de logo pour la pomme colorée, qui rappelait que l'Apple II est l'un des premiers ordinateur à pouvoir afficher en couleurs. L'Apple II fut immédiatement un immense succès. À la mi 1979, Apple présente l'Apple II+, une évolution du premier Apple II dotée notamment de plus de mémoire (48 Ko extensible à 64 Ko !) et du langage de programmation Basic.
Tandis que l'Apple II connaissait un succès croissant, trois nouvelles machines étaient déjà en projet chez Apple : Sara, Lisa et Macintosh. Sara devait être une évolution de l'Apple II, une machine de transition avant les Lisa et Macintosh qui seraient un tout nouveau type de machines. Pour le successeur de l'Apple II, Steve Jobs voulait une machine plus avancée encore pour concourir dans le marché de l'informatique d'entreprise. Les ingénieurs devaient donc se conformer à des objectifs très ambitieux voire quelquefois presque irréalisables (un thème récurrent dans l'histoire d'Apple...), d'autant plus que la période de développement de cette machine était courte (un peu moins d'un an). En effet Apple sentait que l'Apple II arrivait en fin de vie et qu'il faudrait présenter son successeur le plus vite possible.
Sara fut finalement présenté en mai 1980 sous le nom d'Apple III. Malheureusement certains choix techniques, parmi lesquels l'omission d'un ventilateur, eurent raison de beaucoup d'exemplaires qui grillèrent parfois même avant d'être livrés. Des milliers d'Apple III durent être rappelés pour être remplacés. Quelques mois plus tard, en novembre 1981, Apple sortit une nouvelle version de l'Apple III, qui corrigeait tous les gros problèmes de la version initiale. Un Apple III+ sortit même en 1983. Mais les problèmes à ses débuts découragèrent les acheteurs et eurent raison de l'Apple III, qui devint le premier grand échec commercial d'Apple. Seuls 65 000 exemplaires auront finalement étés vendus, alors qu'Apple comptait en vendre des millions comme l'Apple II. Les machines qui sortirent dans les ann | | |